Publié le 25 août 2021 Mis à jour le 26 août 2021

En juillet, quatre étudiant·es ont rejoint la République démocratique du Congo pour perfectionner les mallettes Wifi de MSF, en collaboration avec six étudiant·es de l’ISIG-GOMA.

ISIG-GOMA Cécile Castiaux, Nathan Gartner, Margaux Mannaerts et Nicolas Wallemacq ont encore des souvenirs plein la tête de leur projet Codepo (Cellule de Coopération au développement de l'Ecole polytechnique de Bruxelles). Partis début juillet, les étudiant·es de MA1 ont passé un mois à Goma, en RDC, afin d’améliorer les mallettes Wifi de MSF. « Ces mallettes, designées par Venn Telecom, sont précieuses sur le terrain, car elles permettent aux médecins d’avoir une bonne connexion internet partout et de s’échanger les informations. Le problème est qu’une fois le router éteint, il est impossible de les localiser, ce qui entraîne de nombreuses pertes », explique Nicolas, Ir. Informatique.

Pour les ingénieur·es, le défi consistait donc à compléter la mallette d’un petit dispositif d’une autonomie de trois mois capable de transmettre la position GPS et l’état de charge des batteries via USSD. « Une fois transmises, les données sont reprises par une plateforme Web créée par les étudiant·es de l’ISIG (Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion), à Goma, qui permet de visualiser les mallettes sur la carte ainsi que leur état de charge. La plateforme permet également d'envoyer des informations aux mallettes, pour désactiver la géolocalisation par exemple et assurer la sécurité du personnel soignant de MSF », poursuit Nicolas.

ISIG-GOMA Avant de tester leur dispositif sur place, les étudiant·es ont travaillé pendant toute l’année scolaire. « Dès le début de l’année, on a rencontré les représentants de MSF, Venn Telecom et l’ISIG pour clarifier le cahier des charges. On a également discuté avec l’équipe Codepo de l’année passée qui a travaillé sur le même projet », raconte Cécile, Ir. Biomédical. « Finalement, on a changé pas mal de choses. Le plus dur était de bien comprendre comment tout fonctionnait, car aucun d’entre nous n’est en électronique. Heureusement, on a pu compter sur les assistants et techniciens de l’École comme Michel Osée et Geoffrey Vanbienne pour nous aider ! », indique Nathan, Ir. Aéronautique.

Quelques semaines avant le départ, c’est pourtant l’incertitude qui règne dans l’équipe. « Avec la situation sanitaire, sécuritaire et l’éruption du volcan Nyiragongo en mai à Goma, nous n’étions pas sûrs de pouvoir partir. Donc, une fois dans l’avion, on était super soulagé ! », se souvient Margaux. Les étudiants avaient en effet hâte de concrétiser le projet et de rencontrer les étudiants de l’ISIG.

Sur place, l’enthousiasme ne retombe pas : « Nous avons logé sur le Campus de l’ISIG où nous avons vraiment été chouchoutés », décrit Nathan. Après avoir rencontré les étudiant·es de Goma, l’équipe se met au travail. « Très vite, on a été confronté à de nouveaux problèmes, en particulier sur l’alimentation. Il a donc fallu trouver des solutions et composer avec la réalité locale et les contraintes de temps », rapporte Nicolas. « Heureusement, il y avait une école secondaire spécialisée en électronique à Goma. Quand on devait imprimer des PCB ou trouver du matériel, on allait chez eux. Ils étaient beaucoup plus calés que nous en électro ! », note Margaux, en souriant.

Au cours du séjour, les étudiant·es ont été rejoints par l'équipe de l'année précédente, qui n'avait pas eu la chance de partir en République démocratique du Congo. Durant 10 jours, Arnaud Depuydt, Alban Dietrich, Philippe Questel et Philippe Mutijima ont ainsi pu prêter main forte au projet et découvrir Goma. 

Codepo Après un mois d’essais-erreurs, le dispositif est finalisé. Même s’il ne correspond pas à 100% au cahier des charges, « les exigences principales sont respectées », assure Nathan. « Notre seul regret est de ne pas avoir eu l’occasion d’échanger plus avec les étudiant·es congolais. Nous étions en effet très concentrés sur nos tâches respectives. Cela ne nous a pas empêchés de nouer des liens avec eux et de passer du bon temps ensemble, notamment à la plage du Peuple », se rappellent Cécile et Margaux. « Nous étions tristes de nous quitter », conclut Nicolas.