Publié le 17 juin 2019 Mis à jour le 21 juin 2019

Des chercheurs de l’École polytechnique de Bruxelles étudient les "antibulles", un objet aux multiples applications permettant de transporter un liquide au sein d’un autre liquide.

Savez-vous ce qu’est une "antibulle" ? Il s’agit d’une goutte liquide, enveloppée d’une fine pellicule d’air, plongée à son tour dans un autre liquide. Soit le contraire des bulles de savon, par exemple, qui isolent un volume d’air d’un autre.

Le liquide à l’intérieur de l’antibulle est ainsi isolé du liquide extérieur.

L’antibulle est ainsi le seul objet physique capable de compartimentaliser et de transporter une phase miscible dans une autre - même de l’eau dans de l’eau - sans devoir utiliser un liquide intermédiaire comme de l’huile, par exemple.   

Benoit Scheid et Youen Vitry, chercheurs au Laboratoire TIPs-microfluidique de l’École polytechnique de Bruxelles, ont développé un générateur d’antibulles original. Ils  étudient également les facteurs influençant la stabilité de ces antibulles et viennent de publier un article de revue dans Advances in Colloids and Interface Science à ce sujet, en collaboration avec deux collègues de l’ULiège et de l’ETH Zürich.
 
Les conclusions de l’article permettront de mieux évaluer et concevoir des applications potentielles des antibulles, comme des échangeurs gaz/liquide plus performants ou l’augmentation de contraste dans les échographies.

Les chercheurs de l’ULB comptent également appliquer les antibulles à la microfluidique, à des fins pharmaceutiques : ce procédé permettrait d’atteindre des performances encore inégalées d’encapsulation et de vectorisation de principes pharmaceutiques actifs.
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