Publié le 25 mai 2020 Mis à jour le 27 mai 2020

Selon la SIMA, le virus du Covid-19 pourrait se fixer sur les particules fines de polluants, ce qui faciliterait sa progression dans l'air. Alessandro Parente et Cyril Gueydan (Faculté des Sciences) ont accepté de mettre l'hypothèse à l'épreuve en analysant l'air bruxellois.

La pollution de l'air pourrait-elle influencer la progression de l'épidémie de Covid-19? C'est la question que pose la SIMA, la Société italienne de médecine environnementale. Les observations épidémiologiques disponibles pour l'Italie, la Chine et les États-Unis montrent en effet que la propagation du virus est plus sévère dans les zones caractérisées par des niveaux élevés de particules fines. 

Pour y voir plus clair, des scientifiques d'Europe, des États-Unis, d'Asie, d'Australie et d'Amérique du Sud, rassemblés au sein du RESCOP (Research Group on Covid-19 and Particulate Matter), vont donc à présent tester la présence de l'ARN du SRAS-CoV-2 sur les particules fines (PM10 et PM2,5) des villes les plus touchées. A Bruxelles, c'est Alessandro Parente (ATM), Olivier Berten (ATM), Cyril Gueydan (service de microbiologie - Faculté des Sciences) et Anne Botteaux (Laboratoire de Bactériologie moléculaire - Faculté de Médecine) qui se chargeront d'analyser les filtres collectés par Bruxelles Environnement.