Publié le 3 août 2020 Mis à jour le 3 août 2020

Depuis le début de la crise, le Fablab de l’ULB tourne à plein régime. Après les visières, les blouses et les tabliers destinés au personnel soignant, il ne manquait plus que les masques pour compléter l’arsenal de protection spécial Covid-19. C’est désormais chose faite avec MasKIT.

Thomas Defoin - coordinateur de MasKIT Depuis plusieurs mois, Alain Delchambre coordonne l’ensemble des initiatives au Fablab de l’ULB à Etterbeek. A l’aide d’étudiants de Polytech, il a mis sur pied la production de visières, blouses, tabliers. Investi au Fablab dès le début de la crise, Thomas Defoin (Ir. 2019) ne veut pas s’arrêter là : « J’ai été voir Alain Delchambre et en discutant, nous nous sommes rendu compte que la seule chose que le Fablab n’avait pas produit, c’était des masques », raconte le jeune ingénieur.

Mais comment en réaliser rapidement et en grande quantité ? « Nous avons d’emblée exclu d’en confectionner. Cette option aurait nécessité des dizaines de machines à coudre et des bénévoles capables de les utiliser. Nous voulions créer des masques sans coutures. » Une solution, simple et mécanique, s’impose alors : écraser des œillets pour plier le tissu et y accrocher les élastiques. « Cette étape est très rapide et facile à réaliser. De là est venu l’idée des masques en kit, avec tissus prédécoupés et pré-troués, à assembler soi-même », explique Thomas, coordinateur du projet.

L’ASBL MasKIT, créée au mois d’avril, entend fournir les entreprises, les universités et les communes intéressées par le concept. Les masques créés sont en effet lavables, durables et respectueux des normes de sécurité les plus strictes. « Nous suivons les recommandations de l’AFNOR, les masques filtrent ainsi entre 70% et 90 % des particules d’une taille supérieure ou égale à 3 microns et permettent l’insertion d’un filtre », assure Thomas.

MasKIT, qui compte actuellement une vingtaine d’administrateurs bénévoles, la moitié étant des étudiants et anciens étudiants de l’EPB, vient de lancer la phase de production. « Nos fournisseurs sont belges et européens. Notre but était d’assurer une production et un assemblage locaux : pari réussi », se félicite Thomas. En août, l’ASBL a lancé la vente de masques. Mais MasKIT a également un but social. « Lorsque nos stocks sont assez approvisionnés, nous offrons des masques à des associations ou des personnes démunies. »