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Alessandro Parente et Frédéric Debaste élaborent des recommandations pour le CSS

Publié le 24 février 2021 Mis à jour le 1 mars 2021

En décembre, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) a chargé un groupe d’experts d’élaborer des recommandations relatives à la ventilation des bâtiments. Objectif : limiter la transmission de SARS-CoV-2. Alessandro Parente (ATM) et Frédéric Debaste (TIPs) ont participé au rapport, publié mi-février.

Dans le cadre de leur travail pour le Conseil Supérieur de la Santé, les chercheurs ont tous deux mis en évidence le caractère essentiel du respect de la distanciation sociale et des gestes barrières pour éviter la contamination par voie aéroportée en intérieur. « Vient ensuite la ventilation, qui permet d’améliorer la qualité de l’air, et enfin un éventuel traitement de l’air », note Frédéric Debaste.

Alessandro Parente s’est penché sur la ventilation. « Les flux d’air intérieurs peuvent être très complexes et turbulents. Ils dépendent des entrées et sorties d’air, des personnes présentes dans la pièce, de l’ouverture des fenêtres et des conditions météorologiques externes », explique l’expert en mécanique des fluides. « En pratique, il est donc difficile de concevoir des systèmes de ventilation efficaces qui éviteraient les poches d’air vicié. » Dans ces conditions, comment s’assurer de la qualité de l’air ? « On peut utiliser le taux de CO2. C’est un bon indicateur. Cependant, une ventilation même parfaite ne remplacera pas la distance entre personnes et les masques. »

Frédéric Debaste le confirme. Grâce à son expertise sur les COV (composés organiques volatils) qui polluent nos intérieurs, le chercheur du TIPs s’est attaqué au traitement de l’air. « Beaucoup de techniques d’élimination des COV sont les mêmes que pour le SARS-CoV-2 : on travaille avec de l’ozone, des UV, des plasmas, etc. Cependant, aucune méthode n’est suffisamment convaincante pour se démarquer, même si certains UV-C ont l’avantage de ne poser aucun risque lorsqu’ils sont bien orientés », indique Frédéric.

« En isolant les bâtiments, on a pu réaliser de belles économies d’énergie, mais ce faisant, l’air ne circule plus toujours assez. Sur ce cas particulier, les enjeux sanitaires s’opposent donc aux enjeux climatiques », concluent les deux chercheurs. 

En mai, le CSS avait édicté en urgence des recommandations sur la ventilation et le traitement de l’air sur base des normes européennes. Suite aux nouvelles études parues sur le virus, l’organisme a souhaité les réexaminer. Ce second rapport confirme et précise les conclusions du premier travail.