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WomInLab : devenir ingénieure le temps d’un après-midi

Publié le 22 novembre 2021 Mis à jour le 10 février 2022

Le premier atelier de WomInTech « WomInLab », visant à promouvoir les études scientifiques auprès des filles, s’est déroulé mercredi dernier. Une vingtaine d’élèves de rhéto a pu s’essayer à la soudure, la création de circuits électriques et la programmation.

Au laboratoire UA1, tout est prêt pour accueillir les élèves. La semaine précédente, les étudiantes de WomInTech ont présenté leur atelier découverte de Polytech aux participant·es de PrépaMath. En quelques heures, les inscriptions ont décollé. « On ne s’attendait pas à un tel engouement ! », reconnait Eden Thibaut, organisatrice de l’événement.

Après une brève introduction de l’association, place aux ateliers. Chez Biyoha, les élèves s’initient à la programmation. « Ici, l’idée est de coder le microcontrôleur, de comprendre le « if » et le « while » et l’effet que ces commandes produisent », explique l’étudiante de MA1 en électromécanique. « Les élèves comprennent vite et elles peuvent tester en toute sécurité, c’est vraiment chouette ! »

Un peu plus loin, les visages sont concentrés. Les élèves manipulent avec précaution un fer à souder sous la supervision de Geoffrey Vanbienne, technicien de l’École. Assise à son poste, Larissa, en rhéto au Sacré-Cœur de Lindthout, est ravie de l’expérience. « Les ateliers mettent l’eau à la bouche, c’est sûr ! Je trouve que c’est une bonne initiative de vouloir attirer plus de femmes dans les études et carrières scientifiques, parce que la diversité, c’est un plus. Il faut briser les stéréotypes pour que chacun prenne conscience de ses capacités et n’ait pas peur de se diriger vers d’autres horizons. »

A quelques mètres de là, des rires s’élèvent. Des étudiants de l’École échangent avec les élèves sur leur parcours et les projets. « C’est vraiment intéressant, parce qu’on peut leur poser des questions sur les études et sur ce qu’est un·e ingénieur·e », affirme Manal. Comme d’autres élèves, elle se dit rassurée par l’atelier. « Dans ma classe, 60% des élèves sont des garçons, donc le fait qu’on soit soutenue et qu’on nous encourage, je trouve ça très agréable », note Jihane. Hadjer renchérit : « c’est parfois effrayant la différence de pourcentage hommes-femmes dans les sections scientifiques de mon école, donc c’est rassurant de savoir que l’on ne sera pas seule si on choisit cette voie. »

Pour Nora Laaroussi, organisatrice de l’événement et animatrice de l’atelier circuits électriques, le bilan de l’événement est très positif : « Tout le monde s’est bien amusé. C’était un véritable moment de fierté et de partage ». Face à la demande, Eden et Nora prévoient d’ores et déjà d’autres ateliers en 2022.