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Engin-hearing : les étudiant·es concevront un implant auditif pour le projet BA1 !

Publié le 10 février 2022 Mis à jour le 15 février 2022

En octobre 2022, les étudiant·es de première se lanceront dans un projet inédit, proposé par la filière biomédicale : ils devront réaliser un implant cochléaire.

Cette année et pour la première fois, c’est la filière biomédicale qui sera mise à l’honneur dans le cadre du projet de BA1. « Nous sommes très heureux de proposer un défi aux étudiant·es de première année. Non seulement, c’est un projet qui touche directement l’humain, mais en plus c’est une thématique sur laquelle travaillent nos équipes de recherche depuis plus d’une dizaine d’années », indique Antoine Nonclercq, professeur en  ingénierie biomédicale (BEAMS). Par groupe de 6, les étudiant·es seront ainsi amenés à comprendre, dimensionner et valider un implant auditif.

BEAMS - équipe
Dans l'équipe de conception (de gauche à droite) : Antoine Nonclercq, Maxime Verstraeten, Michel Osée, Romain Raffoul et Louis Vande Perre.

Mais comment celui-ci fonctionne-t-il concrètement ? L’implant va recevoir du dispositif non-implanté une onde magnétique par induction, qui contient le signal sonore. Cette onde va faire clignoter une led qui va stimuler optiquement le “nerf”. En effet, la stimulation optique, investiguée actuellement, permet une meilleure résolution spatiale (par rapport à celle électrique), et donc un meilleur rendu du son. Le son extérieur est ainsi transformé successivement en ondes magnétiques, en électricité, en lumière avant d’être « retraduit » en son. « Le challenge de ce projet, c’est le côté multidisciplinaire. Il mobilise beaucoup de connaissances en magnétisme, électronique, mécanique et optique. Cependant, il sera plus facile à réaliser techniquement qu’un bathyscaphe, par exemple », tient à rassurer Michel Osée, expert technique de l’École. « Et puis l’avantage de ce projet, c’est qu’il est possible de travailler en parallèle sur différents aspects », ajoute Maxime Verstraeten, chercheur au  BEAMS mobilisé sur le projet.

Les étudiant·es auront l’occasion de s’essayer à différentes techniques. « Ils devront notamment fabriquer des circuits imprimés, des moules en silicone et des prototypes en 3D. C’est un chouette projet, très touche-à-tout ! », s’enthousiasme Maxime. « Il met vraiment en lumière les possibilités du Fablab. C’est le genre de projets qu’on n’aurait pas pu faire sans l’espace projets à USquare », renchérit Michel.

Si le projet est riche d’un point de vue technique, il l’est également d’un point de vue humain. « Les étudiant·es souhaitent de plus en plus participer à des projets directement utiles à la société. Avec ce projet, nous espérons les sensibiliser au handicap et au rôle des ingénieur·es dans l’élaboration de solutions innovantes pour améliorer le quotidien des personnes », conclut Antoine Nonclercq.